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Brazzaville

La zone économique spéciale (ZES) de Brazzaville couvre une superficie de 164.100 hectares. Pour cette ZES, plusieurs sites ont été étudiés et jugés disponibles en fonction entre autres de leur topologie, de la facilité d’accès aux infrastructures, etc. Le site privilégié pour le parc d’activités de la ZES de Brazzaville est situé à Maloukou-Ttéchot.


Disposant d’une réserve foncière importante, la ZES de Brazzaville va combiner la zone industrielle ASPERBRAS, un parc d’activités et une nouvelle ville destinée à accueillir les employés de la ZES, leurs familles, ainsi que la population drainée par les activités induites.

 

Activités retenues

Le Gouvernement a prévu la mise en œuvre de la ZES de Brazzaville, en deux (02) phases.
Une première phase centrée sur :

  • la dynamisation de la filière des palmeraies (transformation de l’huile de palme, par exemple en huile alimentaire et en savon) ;
  • l’horticulture (fleurs, fruits et légumes) ;
  • les matériaux de construction (ciment, granulats, briques/carreaux) ;
  • développement des activités de logistique (transport, conditionnement, stockage, etc.) ;

Une seconde centrée sur :

  • les énergies renouvelables, avec la production de bioéthanol de sucre de canne et du biodiesel d’huile de palme ;
  • la recherche et les services financiers.

Des projets expérimentaux ont été lancés dans cette ZES (sous le régime des points francs). Ces activités identifiées répondent aux objectifs suivants :

  • valorisation des actifs et avantages compétitifs du pays ;
  • fort potentiel de création de valeur ajoutée dans le pays ;
  • forte part à l’export ;
  • création d’emplois directs et locaux ;
  • capacité à générer de l’activité et de l’emploi induits ;
  • respect de l’environnement ;
  • impact significatif sur le PIB.

 

Principaux facteurs pour le développement de la ZES de Brazzaville


La région est caractérisée par la présence d’infrastructures physiques de base qui offrent une connectivité avec plusieurs grandes villes du pays via les routes nationales (N-1), à savoir la N-1 reliant la région de Pointe-Noire via Nkayi, Madingou, Dolisie à Brazzaville. Cette route est jointe à la route nationale N°2, reliant Brazzaville via Ollombo-Oyo à Ouesso. La nationale N°1 aide à développer le potentiel agricole des départements desservis, les courants d’évacuation des produits vers les zones de consommation ainsi que les échanges sous régionaux renforçant ainsi la vocation de transit de la République du Congo, de l’océan vers l’hinterland.


La ville de Brazzaville est bien reliée à la capitale économique, Pointe-Noire grâce à un vaste réseau ferroviaire de 510 km. Elle dispose d’un aéroport international reliant la ville à des destinations nationales et internationales, offrant ainsi une meilleure visibilité au niveau mondial. L’aéroport est moderne, construit avec une 2ème piste d’atterrissage de 3.700 mètres. Cet aéroport comprend sept passerelles télescopiques vitrées adaptées aux avions de types Airbus A 380 et Boeing 747-400. Il est desservi par plusieurs compagnies aériennes nationales et internationales (telles que Trans Air Congo, Equatorial Congo Airlines, Nouvelle Air Congo, Air France, South African Airways, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc et autres qui assurent des liaisons domestiques avec des destinations clés comme Pointe-Noire et des destinations internationales comme Paris, Addis-Abeba, Douala, Cotonou, Bamako, Casablanca, Johannesburg, Libreville, Dubaï, etc.) qui relient la région à d’autres destinations commerciales et industrielles.

Le port autonome de Brazzaville fait l’objet d’une remise à niveau afin qu’il puisse retrouver son dynamisme d’antan. La filiale du groupe français Necotrans, opérateur de la concession pour une durée de quinze ans, a pour objectif d’y tripler le trafic de marchandises. L’ambition étant de faire du port de Brazzaville, le port de référence pour l’ensemble du Pool Malebo, ce lac formé sur le cours du fleuve Congo, et des deux capitales (Brazzaville et Kinshasa) qui le bordent.

Ce fleuve Congo joue le rôle de grand axe pénétrant, avec les trafics de bois (à la descente) et de produits alimentaires ou pétroliers (à la remontée). Il constitue une voie de communication et d’échange efficace pour alimenter la mégapole (Kinshasa), dont la population devrait passer de 10 millions d’habitants actuellement à quelques 15 millions en 2025.

Il est également envisagé la création d’un port sec de Maloukou-Tréchot, doublé de la construction du pont route-rail sur le fleuve Congo, reliant le Congo et la République Démocratique du Congo.


Plan de délimitation de la zone économique spéciale de Brazzaville

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