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Zones économiques spéciales (ZES) EMILE OUOSSO PREND LE POULS POUR MIEUX AGIR À MALOUKOU ET POINTE-NOIRE

12 juin 2021

A Pointe-Noire, le ministre Emile OUOSSO a visité le site qui abritera la nouvelle raffinerie atlantique dont les travaux ont été lancés en février 2021 par le président de la République. Il a réalisé que les études de terre, la conception, l’identification des zones d’installation sont en cours d’exécution. « Il y a des travaux combinés, une machine qui fore et détermine les endroits appropriés, le Bureau d’Etudes du Bâtiment et des Travaux Publique (BCBTP) est à pied d’œuvre pour traiter les données. Ces travaux sont moins visibles par rapport à ceux qui se feront en surface », a expliqué Shao Sen directeur général de la deuxième raffinerie en construction au ministre Emile OUOSSO. La construction de la raffinerie est une opération complexe et lourde qui se fait en plusieurs étapes, a-t-il précisé. Il y a en l’occurrence, le sondage et les études de sol qui constituent la première étape de la première phase. C’est au moment des travaux de génie civil que le travail deviendra de plus en plus visible. Selon l’expert, au terme des travaux de génie civil « commencera alors l’installation et cela nous prendra au moins deux ans. Pour l’instant tout s’exécute selon le calendrier prévisionnel. C’est la complexité du projet qui nous exige un travail rigoureux par rapport à notre planification et à notre intelligence de coordination », a dit Shao Sen. Concernant l’expropriation des quatre familles titulaires des droits fonciers sur la zone concernée, président de la commission enquête parcellaire de la zone d’expropriation Jean Michel MOUANOU a annoncé le lancement très bientôt, des états de paiement au bénéfice des acquéreurs et des familles terriennes propriétaires de la zone réservée pour la construction de la raffinerie. « Dès que le compte sera ravitaillé suivra le paiement. Il y a quatre familles concernées pour l’expropriation, mais nous avons commencé par la zone prioritaire », a-t-il renchéri. A peine nommé ministre des zones économiques spéciales et de la diversification de l’économie, Emile OUOSSO qui a parcouru de bout en bout, après l’emprise B , les 27 km2 soit 270 000 hectares constituant l’emprise A de la zone économique spéciale de Pointe-Noire, réservés aux industries lourdes, aux industries légères et la zone résidentielle qui va jouxter le port minéralier, a vu et compris les limites physiques de ladite zone. Aussi a-t-il indiqué, « nous allons poursuivre notre visite aux zones d’Oyo-Ollombo et Ouesso, pour la simple et urgente raison que les industries forestières vont s’installer d’ici un an. Ce qui dicte l’urgence d’achever l’enquête parcellaire, de délimiter et exproprier là où c’est nécessaire et de liquider les droits. Nous avons l’urgence de terminer l’expropriation, l’équipement des infrastructures, la construction des voies d’accès. C’est le combat que nous allons mener ». La mise en route se fera de connivence avec les 25 ministères impliqués dans la diversification de l’économie. Les investisseurs viendront parce qu’ils auront compris les opportunités et l’attractivité du Congo en la matière. En effet, insiste le ministre, « nous allons montrer que le pays est en paix, qu’il est doté des institutions stables, qu’il dispose des infrastructures de transport qui fonctionnent. Les investisseurs comprendront et s’insèreront dans la dynamique ».

Choqué par la situation dans laquelle se trouvent les 15 unités industrielles de la ZES d’Ignié, Emile OUOSSO a fait malgré tout, preuve d’optimisme quant à l’éclosion de cette cité industrielle dont quatre unités sont en phase de production. A Ignié, confesse-t-il « à cause de ma sensibilité d’entrepreneur, j’ai été choqué. J’ai tout simplement dit, considérons que toutes ces usines ont travaillé pendant cinq ans, que c’est l’usure d’un cycle de production. Et, qu’il faut remplacer les éléments. On sera très à l’aise pour remplacer ces petites choses. Des opérateurs ont pris ça à bras le corps et ont démarré la production. L’investissement a été bien fait et dans les normes. Il nous revient de trouver les opérateurs capables de venir les mettre en route les quatre usines qui sont déjà en production ». En effet, implantée sur 224 km2, le parc industriel et commercial d’Ignié situé à 70 km au nord de Brazzaville connait aussi un problème d’électrification. Le Ministre Emile OUOSSO a par ailleurs promis d’organiser des opérations de nettoyage à Ignié, puisque la nature a repris ses droits sur le site, exposant les usines au risque d’incendies nés des feux de brousse. En attendant, Ibrahima Dème, directeur général des câbles du Congo, remercie «l’Etat congolais pour la confiance faite et pour relever ces usines qui sont dans cette magnifique zone économique spéciale. Nous sommes opérationnels. Nous étions en phase de test. Vous savez que ces usines, nous les avons trouvées un peu dans un état pas trop bon. Il fallait reprendre les installations électriques, ce qui a été fait et toutes les machines sont en marche. Nous attendons la matière première pour ensuite embaucher la main d’œuvre congolaise, afin de commencer à produire et commercialiser », a-t-il ajouté. Le ministère des zones économiques spéciales et de la diversification de l’économie mettra le Congo à l’abri de tous les risques liés aux matières premières. Un conseil pris en charge par la Banque mondiale assiste le Congo dans cette aventure grâce à laquelle, l’équilibre macroéconomique sera retrouvé. Sa directrice Christiane Eustache explique que le cabinet conseil, responsable de l’activité accompagne le Congo à l’opérationnalisation des zones économiques spéciales par la production des rapports et des livrables, afin de faciliter leur mise en œuvre. Il forme et renforce les capacités des personnels impliqués, à l’amélioration du cadre juridique et fiscal ainsi que sur les aspects de développement, pour intégrer ce qui est déjà fait. « On aura besoin des financements. Rien n’est impossible, tout est question de mission et d’engagement », a conclu l’experte.