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Une raffinerie sera construite dans la zone économique de Pointe-Noire

27 nov 2020

Les ministres des Hydrocarbures, des Finances et des Zones économiques spéciales ont signé le 24 novembre à Brazzaville, avec la société chinoise Beijing Fortune Dingheng Investment, la convention d’investissement pour la construction d’une raffinerie dans la zone économique spéciale (ZES) de Pointe-Noire.

D’une capacité nominale de raffinage de 2,5 millions de tonnes par an, cette raffinerie rentrerait en exploitation à l’horizon 2023. Elle vise à répondre à la demande croissante non seulement de la République du Congo, mais également de la sous-région en produits pétroliers finis tels que l’essence et le gazole, les gaz de pétrole liquéfiés, les fiouls légers et le pétrole lampant.

« À terme, l’objectif étant de lancer l’industrie pétrochimique, ce qui permettra de valoriser davantage les ZES et de diversifier l’économie congolaise. Notre société est
chargée de fournir l’investissement et la construction de la raffinerie sans garanties financières du Congo », a indiqué le représentant de la société, Sen Shao, ajoutant que dans le futur, la capacité de raffinage pourra augmenter en fonction des besoins.

Selon ce dernier, le projet prévoit la formation technique et professionnelle continue du personnel congolais, afin de lui permettre d’accéder aux postes de cadres, superviseurs, ingénieurs et techniciens.

Pour le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya, ce projet vise à créer de la valeur ajoutée en transformant localement le pétrole brut du Congo en produits finis, permettant ainsi d’augmenter les volumes des produits pétroliers finis, en sus de ceux de la congolaise de raffinage.

Outre la fin des pénuries de carburants, Jean-Marc Thystère Tchicaya a souligné que cette raffinerie créera des emplois directs et indirects puis, augmentera le volume des produits pétroliers à l’exportation. Un plan de gestion environnementale et sociale sera mis en place dès l’entrée en vigueur de la convention, a-t-il rassuré.
Au regard de l’importance de ce projet et des engagements de chaque partie, cette convention d’investissement sera soumise à l’approbation du parlement congolais.

Rappelons que le Congo dispose déjà d’une raffinerie, « La Congolaise de raffinerie », avec pour activité principale le raffinage du brut. Elle assure la sécurité énergétique du pays en lui fournissant environ 70% de ses besoins en produits finis. Sa capacité de traitement est d’un million de tonnes par an.