Accueil > Salubrité : 350 jeunes mobilisés à la ZES de Maloukou

Salubrité : 350 jeunes mobilisés à la ZES de Maloukou

23 juin 2021

Pour mener à bien cette opération, plusieurs jeunes ont été dotés de matériel aratoire. « Nous avons recruté sur place 350 jeunes pour qu’ils travaillent en haute intensité de main-d’œuvre(HIMO) pendant quelques jours. Si le site prend vie cela veut dire que la ZES d’Ignié va commencer à recevoir effectivement des investisseurs », a souligné le ministre en charge des Zones Economiques Spéciales.« Quand les pluies vont reprendre en octobre, c’est sûr qu’au rythme où la végétation reprend le dessus, ils devront travailler en permanence. Raison pour laquelle nous les avons dotés d’outils permanents. Et ces outils sont inventoriés, les chefs d’équipes sont connus. Donc nous saurons à quel moment déclencher l’opération chaque fois qu’il y a repousses d’herbes », a-t-il ajouté, annonçant la visite attendue du Premier ministre dans le cadre de la réalisation du programme du président de la République.

   Outre la main-d’œuvre locale, une équipe de l’école de Génie Travaux est également à pied d’œuvre, eu égard à   l’immensité de la tâche,       pour décongestionner les voies obstruées par la mauvaise herbe qui rend moins attrayant   ce complexe de 557.000 m2. « Pour                     préserver ces actifs, nécessaires à la diversification de l’économie, ainsi qu’à l’emploi des jeunes, et afin de ne pas compromettre les             chances de  succès du gouvernement dans la recherche de partenaires susceptibles de s’installer sur le parc de Maloukou, le                           gouvernement lance ce jour l’opération d’assainissement du parc industriel et commercial de Maloukou », a affirmé madame Lydie                 OBOA, Directrice Générale du Portefeuille Public.

   Le parc industriel et commercial de Maloukou, dont la construction a débuté en 2011, est situé au village Mandiele, à 70 km au nord de           Brazzaville, et à 25 km de la route lourde Brazzaville-Pointe-Noire.

Ce parc qui s’étend sur 557.000 m2, dont 99.000 m2 abritent déjà  15 usines de fabrication de matériaux de construction, 4 entrepôts de stockage et une chambre froide. Il compte également une zone d’expansion de 100.000 m2, une zone d’appui pour la fourniture en eau et en électricité, dont une station d’épuration d’eau, une zone de parking, une zone administrative, et une zone institutionnelle.

A ce jour, les usines, bien que détériorées pour certaines, sont fonctionnelles. Quatre d’entre elles sont déjà exploitées par des partenaires privés, notamment la Congolaise des tuyauteries et accessoires, Congo tôles, Hippo plastiques et les Câbles du Congo.

« Les travaux d’électrification sont en cours de réalisation. Ils devraient être achevés dans les prochains mois grâce au prêt obtenu de la BADEA à cet effet », a assuré madame Lydie OBOA.

En revanche, les voiries à l’intérieur de la zone, l’adduction en eau potable et le raccordement à la fibre optique ne sont pas réalisés. De plus, faute de moyens financiers, le parc n’est plus gardé, ou presque, ni entretenu, depuis sa remise à l’Etat par la société Asperbras en février 2019. D’où l’état de dégradation dans lequel il se trouve actuellement.

Electrification : deux transformateurs en cours d’installation

Pour faire fonctionner à plein régime la zone industrielle, une centrale électrique est en cours de construction à 10 km du parc. « Un peu plus loin, il y a le poste qui est en construction. Les travaux sont suffisamment avancés, soit à environ 90% de réalisations. Il y a également les travaux de la ligne. Ce poste sera raccordé à la ligne de Ngo c’est-à-dire la ligne qui transporte l’énergie du barrage d’Imboulou vers Brazzaville. On va couper cette ligne pour rentrer sur Maloukou et ressortir pour aller jusqu’à Djiri. Ainsi donc il y aura la possibilité pour l’alimentation des usines de l’énergie qui vient de Pointe-Noire, soit de la RD Congo, ou d’Imboulou. Il y aura donc deux côtés d’alimentation en énergie de ces usines », a fait savoir le directeur de la production et du transport à E2C, Joseph NGUENFIRI BALE.

Notons que sur ce poste, deux transformateurs de 25 MVA seront installés. L’énergie produit sera, selon lui, « largement suffisante pour l’alimentation des usines ».

Pour l’instant, les usines fonctionnelles sont alimentées grâce aux groupes électrogènes à capacité industrielle. Une alternative coûteuse pour les partenaires. En dépit de l’urgence, ces investisseurs devront attendre la finition des travaux d’alimentation en électricité pérenne.