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ECONOMIE

Les politiques antérieures

L’intervention du gouvernement s’est largement manifestée dans l’économie congolaise postindépendance, jusque durant les années 1970 et 1980. Elle se caractérisait par une prédominance des entreprises publiques et des programmes industriels parrainés par le gouvernement. En 1994, le gouvernement congolais a commencé à prendre un certain nombre de mesures visant à libéraliser son économie, dont l'introduction d'un cadre pour la privatisation et la réforme de la fiscalité et de l’investissement, du travail et du code des hydrocarbures. Le passage à la libéralisation a inauguré une nouvelle ère de réformes économiques qui a favorisé les investissements privés nationaux et étrangers. Cependant, les efforts de réforme ont été interrompus en 1997 avec l'éclatement de la guerre civile.

Le renouvellement du conflit armé en 1998 a été une autre entrave à la reprise économique. Avec la fin de la guerre civile en 1999, le Président Denis Sassou N’guesso a fait avancer les réformes économiques, la privatisation et l'amélioration de la gouvernance. De 2002 à 2003, le Congo a privatisé les principales entreprises parapubliques, dont des banques, des entreprises de télécommunications, et des monopoles dans le transport, pour aider à améliorer les infrastructures dans le pays.

Stratégie contemporaine

Aujourd’hui, l'économie congolaise est largement dominée par le pétrole et le gaz naturel, qui représentent environ 95% des recettes d'exportation et 50% du PIB. Avec d’importantes ressources pétrolières et une population assez faible, le Congo a l’un des PIB les plus élevé en Afrique subsaharienne. Le défi pour le gouvernement congolais actuellement, est de diversifier l'économie et réduire sa dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers. Dans sa volonté de relever ce défi, le gouvernement a introduit un certain nombre d'initiatives visant à renforcer l'économie et améliorer la gouvernance. Au nombre de celles-ci, le Projet de développement agricole et de réhabilitation des routes rurales (PDARP), un projet ambitieux visant à accroître les investissements dans le secteur agricole et développer de meilleures infrastructures routières en milieu rural. L’agriculture est l’activité principale d’environ 60% de la population congolaise. Cependant, le pays reste dépendant des importations pour ses besoins alimentaires. Avec le PDARP, le gouvernement congolais s'efforce de limiter cette dépendance et faire de l'agriculture une alternative crédible au pétrole.

Diversification

Le secteur minier est l’autre domaine de croissance sur lequel le gouvernement de la République du Congo a mis l'accent. Le Congo a récemment concédé une nouvelle mine de potasse à une compagnie étrangère qui va produire environ 1,2 millions de tonnes de potasse par an, faisant de la République du Congo, le plus grand producteur de potasse en Afrique. Le gouvernement a également des plans pour de nouvelles concessions dans les mines de plomb, de zinc et de cuivre.

Le programme des grands travaux

En plus de soutenir l'agriculture et l'exploitation minière, le gouvernement congolais a lancé un important projet visant à améliorer les infrastructures au Congo pour encourager la croissance économique et le commerce local et international. En 2002, la République du Congo a mis sur pied une nouvelle politique visant à reconstruire et réhabiliter les infrastructures de base, connue sous le nom de Programme des Grands Travaux. Le gouvernement a créé une nouvelle Délégation générale des grands travaux en 2002 pour superviser le processus d'acquisition des services et la gestion des contrats publics pour la construction de routes, d’aéroports, d’hôpitaux, de logements urbains, et d'autres structures pour aider à stimuler la croissance et améliorer la vie des citoyens congolais.

La politique clé du projet des Grands travaux vise à améliorer le système de transport en République du Congo, dans le but d'accroître le commerce interne et international et l'investissement. Le Congo a construit d’importants ports nationaux dans un objectif de facilitation des échanges dans la sous-région et de services aux pays voisins. Le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) est le seul port en eau profonde en Afrique centrale. Conscient de l'énorme potentiel de développement et de commerce que drainent les ports, le gouvernement congolais a initié le projet Congo Terminal, dans l’objectif de faire du PAPN le plus grand port en eau profonde dans le Golfe de Guinée. La construction du port va créer de nombreux emplois et fournir une infrastructure de classe internationale pour stimuler la croissance dans le pays et la sous-région.

En droite ligne avec l'objectif du gouvernement congolais de faciliter le transport des biens et des services au Congo et entre les pays de la sous-région, le programme des Grands Travaux a mis en route un certain nombre de projets pour construire des voies de communication du pays et améliorer l’infrastructure routière. Le gouvernement est en train de construire une route entre Pointe-Noire et la capitale Brazzaville. D’autres routes ont été construites pour relier le pays au Gabon et favoriser l'intégration des régions enclavées, par des routes modernes. L'un des projets les plus emblématiques lancés par le gouvernement a été la création d'une route entre le département du Pool, une région dévastée par la guerre civile, et Brazzaville. Le projet a permis de démontrer l'engagement du gouvernement dans le processus de réconciliation et d'intégration du pays, mais surtout de s'assurer que les services gouvernementaux touchent tous les citoyens congolais.

Développement des infrastructures

Dans son effort de soutien à l'investissement étranger et à la sécurité nationale, la République du Congo a initié en 2005, des projets de développement consistant en la rénovation et la modernisation des aéroports internationaux de Brazzaville, Olombo et Pointe-Noire. L'aéroport international Maya Maya héberge un trafic évalué à plus de 10 millions de passagers par an et a, dans le cadre de ce projet, connu une amélioration de sa sécurité, la construction d’une deuxième piste d’atterrissage et d'un terminal moderne. D'autres aéroports nationaux ont également été rénovés et mis aux normes internationales. C’est le cas des aéroports de Ngot Nzoungou dans le Niari et Owando dans la Cuvette.

Autre chantier majeur de l'administration du Président Sassou-Nguesso, l'amélioration des infrastructures de santé et de logement dans un objectif de municipalisation accélérée du pays. En 2010, la Délégation Générale des Grands Travaux a initié un projet d’urbanisation consistant en la construction de logements sociaux et d’édifices administratifs dans un objectif de soutien au développement urbain. Brazzaville sera la première étape du projet, puis suivront Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Ouesso et d'autres régions. Le projet se déclinera en termes de construction d’écoles, de centres commerciaux, de terrains de sport, d’espaces verts et parkings. Dans le cadre de ce projet, le Gouvernement de la République du Congo procède à la rénovation d’hôpitaux à travers le pays, dont les hôpitaux de Brazzaville, Oyo, Niari et Mpisa. Le projet de développement urbain vise également à résoudre les problèmes d’adressage des logements et de la propriété, en créant des étiquettes d'identification pour tous les bâtiments et leur hébergement dans une base de données. Ceci permettra aux autorités locales d'identifier les propriétaires légitimes des biens immobiliers. Le projet contribuera également à établir une nouvelle base pour la taxe foncière et la planification urbaine.

Pour soutenir ses nouvelles politiques d'infrastructure et de développement, le Gouvernement de la République du Congo s'emploie à créer un climat d'investissement attractif, exposé à travers le respect de politiques internationales de gouvernance, à l’instar de l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives. En sa qualité de membre de la CEMAC et de L’OHADA, la République du Congo offre des conditions plus libérales aux investisseurs étrangers que les autres Etats africains non membres de l’Ohada et de la Cemac. Grâce en partie à ces réformes économiques, l'économie congolaise a considérablement crû au cours des dernières années. Le PIB réel a augmenté de 5,6 en 2008, 7,5% en 2009, et 8,8% en 2010. Il n’a augmenté que de 5,1% en 2011, et selon les prévisions, 6,2% en 2012.

La bonne gouvernance

Pour le Gouvernement de la République du Congo, la bonne gouvernance est considérée comme une priorité pour le développement. Le gouvernement travaille sur un projet de bonne gouvernance, en partenariat avec la Banque Mondiale et Transparency International. Cet effort de bonne gouvernance porte sur l'amélioration de la gestion des ressources naturelles, le renforcement de la transparence du processus budgétaire, le renforcement des capacités des institutions gouvernementales et de la société civile, l'amélioration des services de base et l'amélioration de la santé et de l'éducation. Suite à la conférence du 20 Février 2012, le gouvernement congolais a établi une charte nationale pour la transparence et la lutte anticorruption.

Vision prospective

La République du Congo est riche en ressources naturelles qui permettent de financer le développement socio-économique. Grâce à l’exploitation de ces ressources naturelles, le citoyen congolais accède à l'éducation de base, aux soins de santé, à une alimentation adéquate, à l'eau potable et à des infrastructures sanitaires fiables. L'économie du Congo souffre encore d’une faible diversification de ses bases de production, une forte dépendance au pétrole, ainsi que la destruction de certaines de ses infrastructures de base par les conflits armés antérieurs. En outre, le Gouvernement de la République du Congo, sous la conduite du Président Denis Sassou N'Guesso s’est donné pour mission de reconstruire le pays, améliorer les conditions de vie de ses citoyens, et convertir le cycle de vie économique de la nation en constante croissance, basée sur un éventail de base de production diversifié et moderne. La République du Congo, dans le cadre du plan «Congo Vision 2025», entend devenir un pays émergent à l’horizon 2025. Dans le cadre de ce plan, il est intéressant de noter la mise en place d'un cadre de partenariat dynamique et attractif, qui drainera vers le pays les investisseurs nationaux et internationaux, dans le but de promouvoir le développement durable au troisième millénaire.

 
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