Accueil > Les travaux de construction de la Zone économique spéciale de Pointe-Noire commencent en janvier 2019

Les travaux de construction de la Zone économique spéciale de Pointe-Noire commencent en janvier 2019

27 avr 2018

Le lancement officiel des enquêtes parcellaires de la Zone économique spéciale de Pointe-Noire a eu lieu le 27 avril à Pointe-Noire en présence des membres du gouvernement : Gilbert Mokoki, ministre des Zones économiques spéciales, Ange Aimé Wilfrid Bininga, ministre de la justice et des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le parlement, des autorités locales, des familles terriennes et des invités.

La création des zones économiques spéciales au Congo obéit à la politique gouvernementale de diversifier de l’économie nationale mais aussi de réduire la pauvreté et d’améliorer le cadre de vie des populations.

Les objectifs visés par ce projet sont entre autres : attirer les investissements directs étrangers, favoriser l’installation des industries privées de transformation de ressources naturelles que regorge notre pays, assurer le transfert de technologies appropriées, créer les emplois.

Ainsi, ont été retenus dans le pays quatre pôles pouvant abriter les dites zones. Au nord du pays, au bord de l’Alima seront créées la Zone économique spéciale d’Ouesso, la zone économique d’Oyo-Ollombo, au bord du fleuve Congo, la Zone économique de Brazzaville et au bord de l’océan atlantique, la Zone économique de Pointe-Noire.

La Zone économique spéciale de Pointe-Noire ayant été choisie comme la première à être installée. La ZES de Pointe-Noire est le fuit du partenariat Congo-Chine. Pour ce faire, le président de la République du Congo et son homologue chinois ont signé un accord en juin 2016 et en décembre 2016 le parlement congolais a voté la loi qui crée cette Zone économique spéciale. La promulgation de la loi est imminente.

Selon Gilbert Mokoki, ministre des Zones économiques spéciales, au terme de cette loi, cinq secteurs de croissance ont été adoptés : la transformation industrielle des ressources locales, le développement de la logistique en s’appuyant sur le port existant et le port minéralier en création, le libre-échange à la création des zones franches, la construction d’une cité résidentielle, la fourniture des services publics de qualité en eau, en électricité et en assainissement et d’ajouter « La construction de la Zone économique spéciale de Pointe-Noire débutera en janvier 2019. Mais avant, la partie congolaise qui est en partenariat avec partie chinoise se doit de rendre disponible un espace de 716 hectares avant août 2018. La responsabilité de chacun est sollicitée pour la réussite de cette opération ».

Enumérant les avantages du projet, le ministre Gilbert Mokoki a ajouté «Dans la première phase de construction de la ZES qui durera 4 à 5 ans, le PIB attendu est de 4 milliards de dollars US, ce qui va générer 4 000 emplois. Dans la 2e phase qui s’étendra sur 8 à 10 ans, le PIB attendu est de 15 milliards de dollars US.Les emplois attendus sont de 15 000 emplois. La 3e phase qui s’étendra sur 25 ans, le PIB attendu est de 78 milliards de dollars US. À terme 54000 emplois directs seront créées et près de 30 000 emplois indirects de services. L’Etat congolais doit récolter environ 870 millions de dollars US en ce qui concerne les taxes. La balance import –export sera excédentaire de 3,7 milliards de dollars US ».

La mise en oeuvre de la ZES est une aubaine pour tous a-t-il poursuivi. «Toute personne aimant son pays ne peut que s’approprier une telle entreprise salutaire pour tous. C’est pourquoi, le lancement de l’enquête parcellaire auquel nous procédons aujourd’hui est destiné à déterminer sur le terrain de façon contradictoire les parcelles à exproprier, à en rechercher les propriétaires et évaluer les éléments de mise en valeur. Un travail préliminaire a du reste été déjà fait.

Cette activité va nous permettre donc de connaitre les coûts de chaque parcelle, de procéder à sa juste indemnisation.Il va de soit que l’expropriation programmée ne concerne que les propriétaires de droit foncier installés dans la zone avant de solliciter le soutien par tous de la commission d’enquête parcellaire qui va se déployer sur le terrain ».

Pour le ministre Ange Aimé Wilfrid Bininga, « Il s’agit maintenant pour le gouvernement de passer à l’action. Pour qu’on  y arrive, il faut qu’on procède à l’expropriation. Celle-ci doit être juste puis l’indemnisation doit avoir été préalable. Pour que l’expropriation soit juste, il faut procéder à l’enquête qui va déterminer les vrais propriétaires de terrains. Car tout le monde le sait le contentieux de terrains vient du fait que l’on produit soit des faux papiers, soit en vend des terrains qui ne nous appartiennent pas, soit on fait des témoignages quand bien même on sait que la chose appartient à autrui. C’est pourquoi, dans la commission, il y a le procureur général près la cour d’appel de Pointe- Noire et le procureur de la ville de Pointe-Noire qui ont été instruits par nous pour que tout phénomène illégal ne reste pas impuni. La rigueur de la justice va s’abattre sur quiconque produira un faux document pour se prévaloir de la qualité de propriétaire d’un terrain qui ne lui appartient pas dans la ZES. Quiconque va s’associer à un faux propriétaire pour apporter un faux témoignage pour distraire la commission se verra être appliqué la rigueur de la loi ».

Après avoir rendu public cité les textes en vigueur en lien avec le projet à savoir l’arrêté prise en date du 25 novembre 2016 déclarant d’utilité publique ce projet et la note de service mettant en place la commission d’enquête parcellaire, le ministre Pierre Mabiala a dit maintenant il faut passer aux opérations cadastrales d’enquête parcellaire avant de donner des directives pratiques à la commission pour l’éviter de s’enliser dans les questions de règlements de propriétés ou procédures de recherches de solutions aux litiges fonciers. Après le lancement officiel, les membres du gouvernement, les autorités locales et les parties prenantes au projet sont allés sur le lieu où sera érigé la ZES où des cas d’incivisme ont été malheureusement constatés avec certains occupants qui continuent les travaux de construction nonobstant l’interdiction faite d’entreprendre toute action dans la dite.