Accueil > Le Ministre des Zones Economiques Spéciales et de la Diversification Economique, Monsieur Émile OUOSSO a bouclé, ce vendredi 6 août 2021, la série des visites d’état des lieux des ZES d’Oyo-Ollombo et de Ouesso.

Le Ministre des Zones Economiques Spéciales et de la Diversification Economique, Monsieur Émile OUOSSO a bouclé, ce vendredi 6 août 2021, la série des visites d’état des lieux des ZES d’Oyo-Ollombo et de Ouesso.

06 aoû 2021

LE MINISTRE EMILE OUOSSO SIFFLE LA FIN DES SLOGANS

L’état des lieux des Zones économiques spéciales (ZES), démarré par la ZES d’Ignié, située à environ 70 km au nord de Brazzaville le 8 juin 2021, s’est achevé le 6 août 2021 dans la partie septentrionale du Congo. Au cours de son séjour de travail de trois jours, le Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique Emile OUOSSO, a constaté les emprises terrestres des ZES d’Oyo-Ollombo et de Ouesso. Il a aussi identifié les atouts naturels qu’offrent les deux Zones Economiques Spéciales. Ces potentialités susceptibles de générer de bonnes affaires ont intéressé Sahailesh Barot, représentant de la société Arise, leader dans la construction des ZES en Afrique et en Chine. Ce dernier a promis d’en faire état à sa direction, pour qu’Arise soit parmi les premières entreprises à tirer profit des opportunités qu’offre le Congo.

C’est à Ndzou dans le département des Plateaux, à quelques kilomètres d’Ollombo qu’Emile OUOSSO est interpellé par un panneau marquant le début de la zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo. Il est reçu par Gabin Eponda, directeur de ladite zone qui lui explique l’emprise terrestre de 7 603 kilomètres carrés réservée à cette ZES. Elle est limitée au sud par le village Ekassa et au nord par Okongou. Elle couvre les villages de Bokouélé, Yaba et de Tongo. Comme toutes les ZES, elle a pour objectif « d’attirer les investisseurs directs étrangers, de favoriser l’installation des industries, d’assurer le transfert de technologies, de se procurer les devises et de créer les emplois ». Au nombre des facilités qu’offrent ces ZES, figurent entre autres « l’exonération des impôts sur 15 ans, l’exemption des taxes à l’importation des équipements… » Le ministre qui tient à se faire une idée exacte des sites réservés à ce projet n’a pas voulu perdre la moindre occasion. C’est ainsi qu’il a successivement, visité le port d’Oyo, des unités agro-industrielles privées dont une huilerie-savonnerie, un abattoir et une laiterie fromagerie. Le Ministre Emile OUOSSO a été édifié sur les activités prévues dans la zone Oyo-Ollombo. Il s’agit de «la sylviculture, l’exploitation forestière, la culture des céréales, des légumes et des agrumes ; la transformation et la conservation des fruits et légumes. Il y est prévu aussi la pisciculture et l’aquaculture, la fabrication des boissons, le génie civil et la construction de bâtiment, l’entreposage, l’abattage et la transformation de viande, le tourisme, l’industrie pharmaceutique et la fabrication des consommables électroniques ». Il ressort de l’exposé qui lui a été fait que « de toutes les zones économiques spéciales, seule celle d’Oyo-Ollombo dispose d’un embryon d’industrie agroalimentaire. C’est déjà un bon levier pour faire qu’il y ait des industries dans d’autres domaines », a rappelé le patron des zones économiques spéciales. Dans le département de la Sangha, Liouesso constitue le point de départ de la zone économique spéciale de Ouesso qui s’étend sur 3 796 kilomètres carrés. Plusieurs activités y sont éligibles à savoir « la culture et transformation des oléagineux, des noix et des fruits, l’industrie agroalimentaire et la fabrication des corps gras, les activités financières et les assurances, les activités scientifiques spécialisées, l’exploitation et traitement des produits miniers, le tourisme ». Au titre des atouts, la zone économique spéciale de Ouesso dispose déjà « d’infrastructures de communication, dont l’aéroport international, le barrage hydroélectrique et le port, les forêts riches en essences commercialisables, des cultures de rente et des ressources minières ». Cette zone dispose aussi des institutions financières.

L’inspection des unités industrielles de bois et la séance de travail avec leurs responsables a clos la tournée du ministre en charge des ZES dans la partie septentrionale du Congo. Cette inspection a permis à Emile OUOSSO de saisir avec exactitude, l’ampleur des défis qui l’attendent et les emplois que générera la matérialisation des ZES. Cette mission a connu la participation de Sahailesh Barot, l’émissaire de la société Arise ayant construit des zones économiques spéciales chinoises sous Deng Zao Ping. C’est la même société qui met en œuvre les ZES du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Bénin.

Sahailesh Barot a découvert des opportunités que sa société n’entend pas rater. «Il y a beaucoup d’opportunités pour développer une zone économique spéciale dans la zone Oyo-Ollombo, Ouesso et Brazzaville. Le Congo est doté de ressources naturelles propices à l’émergence des industries de transformation. Il est doté de bonnes routes et d’un grand port à Pointe-Noire pour le transport. Le gouvernement a bien fait de créer un ministère des zones économiques spéciales et d’élaborer une loi aussi spécifique. Il a institué des exonérations pour fluidifier l’activité. Après avoir constaté ces potentialités, nous étudierons ces opportunités, élaborerons un business plan pour déterminer dans quel secteur Arise investira », a indiqué Sahailesh Barot, au terme de la mission. Un nouvel horizon s’ouvre donc aux ZES du Congo. Une initiative qui se veut irréversible, à en croire le ministre Emile OUOSSO. «Nous sommes heureux parce que notre partenaire du groupe Olam de Singapour a développé les zones économiques spéciales au Gabon, Bénin, Togo, Côte-d’Ivoire et au Ghana. Il est aussi spécialiste du bois parce qu’au Gabon la zone économique spéciale avait commencé par l’installation de l’industrie du bois comme ici…Il choisira son activité et reviendra très vite…Nous passons du stade des slogans à celui des réalisations concrètes, afin que nous cessions de dépendre des matières premières. Le reste relève de l’action », rassure le ministre.