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L’entreprise Sud-Africaine ADI veut s’installer au Congo

24 juil 2017

Après avoir manifesté son intérêt à investir dans les Zones économiques spéciales et identifié quelques projets susceptibles de générer des emplois, l’entreprise ADI, spécialisée dans la construction des infrastructures se dit prête à créer au Congo une autre filiale dénommée Sana Investissement.

Arrivés mardi à Brazzaville, les hommes d’affaires Sud-Africains de la Société ADI que dirige Travor Ncube ont aussitôt eu des échanges lors d’un dîner de travail avec le ministre des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault, en présence de l’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Congo, Richard Baloyi.

Les entretiens entre les deux parties ont tourné autour de la création d’une entreprise sud-africaine de droit congolais (Sana Investissement), qui pourra opérer de manière concrète à la fois dans les domaines de l’économie et des zones économiques spéciales. Peu avant, le directeur général d’ADI a fait une présentation succincte de son entreprise et exprimé sa volonté de faire profiter au Congo des atouts dont il dispose.

« Nous voulons renforcer ce dont le Congo dispose en ce qui concerne les atouts et investissements ; reconstruire, dans la mesure du possible, certaines infrastructures, faire en sorte que les engagements pris puissent se concrétiser afin que le Congolais tire profit de ses avantages, et que le rêve de l’Etat congolais se réalise », a rassuré l’homme d’affaires sud-africain.

Abordant dans le même sens, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, Richard Baloyi a insisté sur la nécessité pour cette entreprise de réussir son pari. « Le travail se fera de manière méthodique. Nous ferons en sorte que tout se passe correctement dans tous les domaines. Sur ce, la partie congolaise sera toujours impliquée jusqu’à la finalisation du projet ».

Pour sa part, le ministre Alain Akouala Atipault a promis mettre à leur disposition les textes de loi régissant la création des zones économiques spéciales promulgués récemment. Il leur a demandé de patienter en attendant la mise en place bientôt d’un comité national d’orientation chargé de la gouvernance économique et juridique des Zes qui sera piloté par le chef de l’Etat.

« Avant de démarrer les Zes, il va falloir construire des infrastructures. C’est-à-dire, y amener de l’eau, l’électricité ; le téléphone, etc. Ce sont les secteurs dans lesquels ils sont compétents. Vouloir investir dans notre pays est un signal très important par rapport à son attractivité. Nous avons enregistré leur demande. Leur dossier est éligible, mais le processus de prise de décision au niveau de la zone économique spéciale passe par le comité national d’orientation », a expliqué le ministre des ZES, et de conclure, « Nous avons également noté avec satisfaction que le mode opératoire est le partenariat public-privé, une option que le gouvernement a retenue ».

Les échanges se sont déroulés en présence de la directrice de l’Agence pour la promotion des investissements, Patricia Annick Mongo et du directeur de l’imprimerie nationale avec qui l’entreprise ADI a également conclu un partenariat.

Yvette Reine Nzaba