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CONGO – ITALIE : Vers une coopération économique dans le domaine des zones économiques spéciales

10 déc 2020

Le ministre des zones économiques spéciales, monsieur Gilbert MOKOKI a échangé, le mardi 8 décembre 2020 à l’hôtel Olympique Palace de Brazzaville, avec une délégation d’investisseurs italiens, conduite par monsieur Massimo D’ALEMA, conseiller aux relations extérieures, ancien premier ministre et ancien ministre des affaires étrangères de la République d’Italie, sur les opportunités d’affaires dans les zones économiques spéciales au Congo.

Composée d’hommes d’affaires italiens, d’un cadre du cabinet 7 Experts et  d’un chargé de mission du ministère de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi , cette délégation est venue s’informer des possibilités de construction des écoles d’enseignement technique et professionnel, et voir les opportunités créées dans les zones économiques spéciales, afin d’établir une nouvelle coopération économique avec le Congo.

Monsieur Massimo D’ALEMA a informé la partie congolaise que le Congo a été beaucoup apprécié par l’ancien ambassadeur d’Italie en République du Congo, avec une impression particulière sur les zones économiques spéciales.

A ce titre, l’espoir est de soutenir les entreprises italiennes à trouver des opportunités pour investir dans la sous-région sub-saharienne, notamment dans  les zones économiques spéciales au Congo.

En effet, il s’agit ici d’évaluer la présence des entreprises italiennes au Congo et trouver des possibilités de développer cette coopération économique, aussi bien dans les secteurs existants que d’autres secteurs. Cette nouvelle coopération pourra partir du Congo, à travers la transformation des matières premières pour le marché africain, qui va devenir par la suite très important, a-t-il poursuivi.

Présentant les zones économiques spéciales, monsieur Gilbert MOKOKI a déclaré que l’économie du Congo est tributaire de  la rente pétrolière. Pour sortir le pays de cette dépendance du pétrole, le Gouvernement a pris une option dynamique, celle de construire un tissu industriel solide et de bâtir une économie réelle. Pour y parvenir, la création des zones économiques spéciales a été choisie comme vecteur pour accélérer ce processus.  

Quatre (4) zones économiques spéciales ont été retenues par le Gouvernement et créées chacune par une loi, en tenant compte des pôles centralisateurs. Il s’agit des zones économiques spéciales de Ouesso, dans la partie septentrionale du pays, au bord de la rivière Sangha ; d’Oyo-Ollombo, au centre du pays de part et d’autre de la rivière Alima ; de Pointe-Noire au Sud-ouest, sur les bords de l’océan atlantique et d'Ignié au nord de la Capitale Brazzaville sur les bords du fleuve Congo. Il existe dans l’emprise de la zone d’Ignié, le parc industriel et commercial de Maloukou qui compte en son sein seize (16) unités de production fonctionnelles.

Il a fait savoir que les quatre zones économiques spéciales présentent des avantages fiscalo-douaniers et de changes. Ces avantages concédés par ce régime peuvent aussi être cumulés avec les avantages prévus par d’autres dispositions législatives en matière d’encouragement à l’investissement.

La production de l’acier a fait aussi l’objet des échanges avec l’intervention du représentant de la société DANIELI qui souhaite trouver une issue d’affaires au Congo.

Signalons que cette société a reçu un grand marché en Guinée Equatoriale pour la construction d’un réseau ferroviaire de 1086 kilomètres.

Une plateforme d’échanges est attendue par les parties en vue de rassembler les potentiels investisseurs italiens désireux de venir investir dans les zones économiques spéciales au Congo.